J'ai pris beaucoup de plaisir à écrire cet article, le cinéma tenant une grande place dans ma vie, je me suis dit pourquoi ne pas mettre à l'honneur mes films préférés ? La sélection a été assez compliquée, sachant que chaque film a sa particularité mais il fallait bien choisir :) Cette petite liste pourra peut-être vous permettre de découvrir quelques films, qui sait ! J'ai essayé d'être vraiment objective en classant par ordre de préférence ! Cette petite rubrique sera en plusieurs parties, en voici donc la première, chaque fois je tâcherai de vous présenter 5 films :)
The Fall (2006), réalisé par Tarsem Singh
"There's no happy ending with me"
Grande fan de Lee Pace, quand je suis tombée sur ce film c'était un peu par hasard, pour regarder sa filmographie et sans grandes attentes (je n'avais même pas lu le synopsis!).
Situé dans les années 20, The Fall raconte l'histoire de Roy Walker; un cascadeur dépressif cloué dans dans un lit d'hôpital suite à un accident grave sur un tournage à Hollywood, et de Alexandria, une petite fille au bras plâtré qui cherche à rendre ses journées moins ennuyantes. Au fil de leur séjour, les deux protagonistes viendront à se rencontrer, Roy racontant des histoires à Alexandria, rendues réalistes grâce à l'imagination débordante de la petite fille. Tarsem Singh crée ainsi de forts liens entre ces deux personnages, leur amitié étant au centre de l'histoire. Entre réalité et imaginaire, des sujets difficiles comme la dépression et le deuil sont abordés dans toute leurs noirceurs et détresses, avec Roy Walker au centre. Personnage possédant une grande évolution: passant de l'anti-héro à nos yeux, à un véritable héro pour Alexandria.
Pas si reconnu que ça je trouve, et ignoré des salles de cinéma françaises, c'est un film qui mériterait beaucoup plus d'attention. C'est précisément le film qui m'a le plus marqué par sa mise en scène, ses décors impressionnants et son usage si précis et bourré de sens des couleurs, agissants comme des outils narratifs. Au milieu de tout ça, on pourrait se dire que les acteurs pourraient s'y perdre, mais c'est tout le contraire ! Lee Pace et Catinca Untaru brillent par leurs simplicités et leurs interprétations si justes. J'avoue, j'ai peut-être versé quelques larmes, et pourtant c'est pas souvent chez moi, comme quoi ahaha. Ça serait assez compliqué d'être objective sur ce film mais je pense qu'il faut l'avoir vu au moins une fois, rien que pour se faire son avis dessus.
Drive (2011), réalisé par Nicolas Winding Refn
"There's a hundred-thousand streets in this city. You don't need to know the route. You give me a time and a place, I give you a five minute window. Anything happens in that five minutes and I'm yours. No matter what. Anything happens a minute either side of that and you're on your own. Do you understand? "

Mon second film préféré, pour son ambiance si particulière, sa musique rétro et ses couleurs néons. J'adore Nicolas Winding Refn et son usage des couleurs très significatif, particulièrement dû au fait qu'il soit daltonien. Avec Drive, il se procure un casting 3 étoiles: Ryan Gosling au premier rôle, Carey Mulligan et Bryan Cranston, notamment. Dans ce thriller néo-noir, on retrouve la question du héro et de l'anti-héro dû aux différentes perceptions mais aussi la figure du héro solitaire. Caractérisé par sa discrétion et ses rares prises de paroles, le Driver de Gosling est étrangement calme, attentif et même effrayant, tant son visage, ou plutôt son masque, reste impassible de toutes émotions. La scène d'ouverture, rythmée au son de Nightcall par Kavinsky, est probablement l'une des meilleures que j'ai pu voir jusqu'ici: les lumières néons se reflètent sur les rues sombres de Los Angeles, un match de basketball en fond qui se mêle à la fréquence radio de la police, tout est parfaitement orchestré, le spectateur est directement happé. Tout passe par le visuel dans ce film et les regards se suffisent presque à eux seuls entre les personnages. Comme pour Mommy, juste en dessous, la fin est ouverte à diverses interprétations, laissant le mystère planer autour du Driver.
Mommy (2014), réalisé par Xavier Dolan
"Loving people doesn't save them"
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Xavier Dolan est un réalisateur que j'aime beaucoup, je trouve qu'il arrive à traiter de sujets vraiment très forts avec beaucoup de respect au cinéma. Son style est très reconnaissable notamment dans ses plans très serrés sur ses acteurs. Parfois un peu oppressant, on peut penser au huit-clos familial, Juste la fin du monde (2016), par exemple, il arrive à créer une certaine intimité, à créer un lien direct entre ses personnages et les spectateurs, ce que je trouve génial.
Mommy se focalise sur la relation mère-fils (toujours au centre des films de Dolan) très fusionnelle mais compliquée de Diane et Steve. Diane, interprétée avec une grande justesse par Anne Dorval, élève seule son fils hyperactif et parfois violent. La voisine, Kyla, fait de ce duo un trio et très vite à un rôle très important auprès de Steve, notamment. Est-ce que l'amour peut sauver ceux qui nous sont chers? Choisir d'abandonner comme preuve d'amour? Ce sont les questions que pose ce film. Magnifique mais tellement bouleversant, je ne peux que vous le conseiller. Je ne sais pas si c'est juste mon propre avis mais je trouve que la fin est très ouverte à plusieurs interprétations, selon comment vous avez pu ressentir le film, je suppose que ce sera très différent d'une personne à l'autre. Probablement ce qui fait aussi toute la particularité de ce film c'est son format 4/3 qui passe au 16/9 au son de Wonderwall d'Oasis, de la souffrance à l'espoir, à la liberté, Steve repoussant le cadre serré de l'image vers l'extérieur, se libérant de tout cette oppression, un acte qui symbolise vraiment le film je trouve.
La La Land (2016), réalisé par Damien Chazelle
"Here's to the fools who dream"

La La Land: une lettre d'amour au cinéma. Après le fantastique Whiplash (2014), Damien Chazelle revient avec La La Land, une comédie musicale là où règne l'industrie du cinéma, à Hollywood. Véritable hommage au cinéma, on pense beaucoup à Jacques Demy, Gene Kelly ou encore Fred Astaire pendant le visionnage. On y suit Mia (jouée par Emma Stone, probablement sa meilleure interprétation!), travaillant dans un petit café des studios Warner Bros tout en enchainant les castings pour devenir actrice. De l'autre côté, Sebastian (joué par Ryan Gosling), est un musicien de jazz qui joue dans un piano-bar, rêvant d'ouvrir son propre club de jazz. Ils ont tous les deux un rêve commun: réussir à Hollywood. Je trouve que ce qui diffère des autres comédies musicales, souvent réputé pour être joyeuses et entrainantes, c'est que Damien Chazelle a réussi à apporter une grande part de réalité malgré tout, ce qui fait qu'il est beaucoup plus facile de s'identifier aux personnages. J'ai adoré la scène d'ouverture, qui introduit tellement bien le film, tout comme la toute dernière scène, vraiment très belle et réaliste. Je pense que ça devient un point important dans cette petite sélection: les couleurs évidemment, comment passer à côté en regardant le film! Comme j'avais déjà pu le dire dans cet article, les plans sont tellement beaux visuellement et le jeu des couleurs agit vraiment comme un élément narratif: rien qu'avec les différentes tenues de Mia, les couleurs évoluent au fil du film, au fil de son état d'esprit, au fil des saisons. La La Land c'est aussi le film qui donne envie de chanter, de danser et de vivre pleinement sa vie, et rien que pour ça il mérite d'être vu.
Requiem for a Dream (2000), réalisé par Darren Aronofsky
"Purple in the morning, blue in the afternoon, orange in the evening."
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Poignant et très réaliste, Requiem for a Dream suit le quotidien de 4 personnages, à savoir: Harry, Sara, Marion et Tyrone, tous pris dans une spirale infernale liée aux addictions. Harry passe la plupart de son temps avec sa petite amie Marion et son copain Tyrone, tous les trois plongeants petit à petit dans la drogue comme une façon de s'évader de la société. De son côté, Sara, la mère de Harry est elle touchée par une addiction liée aux écrans, plus précisément à la télévision. Presque obsédée par son envie de ressembler aux personnes qu'elle voit à la télé, elle va très rapidement céder aux régimes, comme une façon d'atteindre les canons de beauté introduits par les médias. J'ai trouvé ce film vraiment dur à regarder dans le sens où le spectateur assiste à la descente aux enfers des protagonistes, complètement impuissant. On voit les personnages se détruire petit à petit, au fil des saisons, le film fonctionnant ainsi en 4 actes. Les 30 dernières minutes sont particulièrement éprouvantes, on voit que malgré les rêves des personnages au début, tout n'est que poussière au final. Malgré tout, j'ai vraiment apprécié ce film, d'où sa présence dans cet article. Il agit comme un électrochoc, ce genre de film que vous n'allez pas oublier, j'ai encore certaines scènes (avec Sara surtout, le personnage qui m'a le plus touché et effrayé) en tête alors que j'ai vu le film il y a quelques années maintenant!
Je suis curieuse de connaître vos tops 5 ainsi que vos
avis concernant cette première liste :) A très vite♡